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Livres numériques

    La bonne chanson - Verlaine, Paul - Bibebook cover

    Le soleil du matin doucement chauffe et dore. - Les seigles et les blés tout humides encore, - Et l'azur a gardé sa fraîcheur de la nuit. - L'on sort sans autre but que de sortir ; on suit, - Le long de la rivière aux vagues herbes jaunes, - Un chemin de gazon que bordent de vieux aunes. - L'air est vif. Par moments un oiseau vole avec - Quelque fruit de la haie ou quelque paille au bec, - Et son reflet dans l'eau survit à son passage. - C'est tout.

    Les Atmosphères - Loranger, Jean Aubert - Bibebook cover

    Jean-Aubert Loranger (3 février 1896 - 28 octobre 1942 à l'âge de 46 ans) est un écrivain et un journaliste québécois. Il est un des premiers poètes modernes au Québec avec Guy Delahaye et Marcel Dugas. Il a publié quelques haïkus. En 1970, le critique Gilles Marcotte sort Jean-Aubert Loranger de l'oubli en publiant aux éditions HMH Les Atmosphères suivi de Poèmes.

    Contes I - Loranger, Jean-Aubert - Bibebook cover

    Jean-Aubert Loranger (3 février 1896 - 28 octobre 1942 à l'âge de 46 ans) est un écrivain et un journaliste québécois. Il est un des premiers poètes modernes au Québec avec Guy Delahaye et Marcel Dugas. Il a publié quelques haïkus. En 1970, le critique Gilles Marcotte sort Jean-Aubert Loranger de l'oubli en publiant aux éditions HMH Les Atmosphères suivi de Poèmes.

    Jadis et naguère - Verlaine, Paul - Bibebook cover

    Ce n'est plus le rêveur lunaire du vieil air - Qui riait aux aïeux dans les dessus de portes ; - Sa gaîté, comme sa chandelle, hélas ! est morte, - Et son spectre aujourd'hui nous hante, mince et clair. - Et voici que parmi l'effroi d'un long éclair - Sa pâle blouse a l'air, au vent froid qui l'emporte, - D'un linceul, et sa bouche est béante, de sorte - Qu'il semble hurler sous les morsures du ver.

    Dans les limbes - Verlaine, Paul - Bibebook cover

    Dernière était au coin de la basse maison - Tout rouge -- la tuile et la brique y fourmillent - (Vis-à-vis le gazon bordé de camomille) - Qui sert de local à des services divers. - Là l'heure ayant sonné de son timbre pervers, - Nous enjoignant de nous séparer tout de suite, - Hélas ! avant qu'hélas !

    Poésies - Montesquieu, Charles-Louis de Secondat - Bibebook cover

    Prétendre que Montesquieu fut poète tiendrait de la plus parfaite gageure. Non seulement on ne pourrait présenter pour preuve qu’un recueil bien mince de ses œuvres en vers, mais on sait aussi qu’il tenait en piètre estime les poètes eux-mêmes. Il s’est cependant exercé à la versification comme tout jeune homme au collège. Faut-il croire Voltaire lorsqu’il écrit dans une lettre à Saurin de 1768 : « Montesquieu, dans ses Lettres persanes, se tue à rabaisser les poètes. Il voulait renverser un trône où il sentait qu’il ne pouvait pas s’asseoir » ?

    Le drageoir aux épices - Huysmans, Joris-Karl - Bibebook cover

    En 1874, Joris-Karl Huysmans, de son vrai nom Charles Marie Georges Huysmans, fait paraître à compte d'auteur un premier recueil de poèmes en prose intitulé Le Drageoir aux épices. Il s’agit d’un mélange hétéroclite de pièces de prose poétique, où l’auteur rend hommage aux peintres hollandais et flamands (Rembrandt, Rubens, Brouwer, van Ostade, Béga…) et à la poésie de François Villon. Extrait : Je sens sourdre dans mon âme une indicible rage, quand je pense à toi, Ninon.

    Fêtes galantes - Verlaine, Paul - Bibebook cover

    Votre âme est un paysage choisi - Que vont charmants masques et bergamasques, - Jouant du luth et dansant et quasi - Tristes sous leurs déguisements fantasques. - Tout en chantant sur le mode mineur - L'amour vainqueur et la vie opportune, - Ils n'ont pas l'air de croire à leur bonheur - Et leur chanson se mêle au clair de lune, - Au calme clair de lune triste et beau, - Qui fait rêver les oiseaux dans les arbres - Et sangloter d'extase les jets d'eau, - Les grands jets d'eau sveltes parmi les marbres.

    Les fleurs du mal - Baudelaire, Charles - Bibebook cover

    Œuvre majeure de Baudelaire, publiée le 25 juin 1857 et rééditée en 1861, Les Fleurs du mal sont l’une des œuvres les plus importantes de la poésie moderne, empreinte d’une nouvelle esthétique où la beauté et le sublime surgissent, grâce au langage poétique, de la réalité la plus triviale. L'œuvre exerça une influence considérable sur Paul Verlaine, Stéphane Mallarmé ou encore Arthur Rimbaud. Le 7 juillet, la direction de la Sûreté publique saisit le parquet pour « outrage à la morale publique » et pour « outrage à la morale religieuse ».

    Amour - Verlaine, Paul - Bibebook cover

    UN VEUF PARLE : Je vois un groupe sur la mer.- Quelle mer ? Celle de mes larmes. - Mes yeux mouillés du vent amer - Dans cette nuit d'ombre et d'alarmes - Sont deux étoiles sur la mer. - C'est une toute jeune femme - Et son enfant déjà tout grand - Dans une barque où (ou) nul ne rame, - Sans mât ni voile, en plein courant... - Un jeune garçon, une femme ! - En plein courant dans l'ouragan ! - L'enfant se cramponne à sa mère - Qui ne sait plus où, non plus qu'en ..., - Ni plus rien, et qui, folle, espère - En le courant, en l'ouragan.

    Élégies - Verlaine, Paul - Bibebook cover

    A mon âge, je sais, il faut rester tranquille, - Dételer, cultiver l'art, peut-être imbécile, - D'être un bourgeois, poète honnête et chaste époux,A moins que de plonger, sevré de tout dégoût, - Dans la crapule des célibats innomables.

    Bonheur - Verlaine, Paul - Bibebook cover

    Après la chose faite, après le coup porté - Après le joug très dur librement accepté, - Et le fardeau plus lourd que le ciel et la terre, - Levé d'un dos vraiment et gaîment volontaire, - Après la bonne haine et la chère rancœur, - Le rêve de tenir, implacable vainqueur, - Les ennemis du cœur et de l'âme et les autres ; - De voir couler des pleurs plus affreux que les nôtres - De leurs yeux dont on est le Moïse au rocher, - Tout ce train mis en fuite, et courez le chercher !

    Odes en son honneur - Verlaine, Paul - Bibebook cover

    Tu fus une grande amoureuse - A ta façon, la seule bonne - Puisqu'elle est tienne et que personne - Plus que toi ne fut malheureuse - Après la crise de bonheur - Que tu portas avec honneur, - Oui, tu fus comme une héroïne, - Et maintenant tu vis, statue - Toujours belle sur la ruine - D'un espoir qui se perpétue - En dépit du Sort évident, - Mais tu persistes cependant.

    Sagesse - Verlaine, Paul - Bibebook cover

    C'est la fête du blé, c'est la fête du pain - Aux chers lieux d'autrefois revus après ces choses ! - Tout bruit, la nature et l'homme, dans un bain - De lumière si blanc que les ombres sont roses. - L'or des pailles s'effondre au vol siffleur des faux - Dont l'éclair plonge, et va luire, et se réverbère. - La plaine, tout au loin couverte de travaux, - Change de face à chaque instant, gaie et sévère.

    Les poètes maudits - Verlaine, Paul - Bibebook cover

    Les Poètes maudits fut publié une première fois en 1884. Les commentaires éclairés de Paul Verlaine, qui fréquentait personnellement ces auteurs, se ponctuent d'anecdotes de première main. Dans ce texte, il écrit à propos de 6 auteurs qu'il estime talentueux, mais qui n'ont pas été reconnus à leur juste valeur (Tristan Corbière, Arthur Rimbaud, Stéphane Mallarmé, Marceline Desbordes-Valmore, Villiers de l’Isle-Adam et Pauvre Lelian). Extrait : Nous avons eu la joie de connaître Arthur Rimbaud.

    Poèmes saturniens - Verlaine, Paul - Bibebook cover

    Extrait : Dans ces temps fabuleux, les limbes de l'histoire, - Où les fils de Raghû, beaux de fard et de gloire, - Vers la Ganga régnaient leur règne étincelant, - Et, par l'intensité de leur vertu, troublant - Les Dieux et les Démons et Bhagavat lui-même, - Augustes, s'élevaient jusqu'au néant suprême, - Ah !

    Parallèlement - Verlaine, Paul - Bibebook cover

    Extrait : Un très vieux temple antique s'écroulant - Sur le sommet indécis d'un mont jaune, - Ainsi qu'un roi déchu pleurant son trône ; - Se mire, pâle, au tain d'un fleuve lent ; - Grâce endormie et regard somnolent, - Une naïde âgée, auprès d'une aulne, - Avec un brin de saule agace un faune - Qui lui sourit, bucolique et galant. - Sujet naïf et fade qui m'attristes, - Dis, quel poète entre tous les artistes, - Quel ouvrier morose t'opéra, - Tapisserie usée et surannée, - Banale comme un décor d'opéra, - Factice, hélas ! comme ma destinée ?

    Chansons pour elle - Verlaine, Paul - Bibebook cover

    Que ton âme soit blanche ou noire, - Que fait ? Ta peau de jeune ivoire - Est rose et blanche et jaune un peu. - Elle sent bon, ta chair, perverse - Ou non, que fait ? puisqu'elle berce - La mienne de chair, nom de Dieu ! - Elle la berce, ma chair folle, - Ta folle de chair, ma parole - La plus sacrée ! --- et que donc bien ! - Et la mienne, grâce à la tienne, - Quelque réserve qui la tienne, - Elle s'en donne, nom d'un chien ! - Quant à nos âmes, dis, Madame, - Tu sais, mon âme et puis ton âme, - Nous en moquons-nous ? Que non pas !

    Contes II - Loranger, Jean-Aubert - Bibebook cover

    Jean-Aubert Loranger (3 février 1896 - 28 octobre 1942 à l'âge de 46 ans) est un écrivain et un journaliste québécois. Il est un des premiers poètes modernes au Québec avec Guy Delahaye et Marcel Dugas. Il a publié quelques haïkus. En 1970, le critique Gilles Marcotte sort Jean-Aubert Loranger de l'oubli en publiant aux éditions HMH Les Atmosphères suivi de Poèmes. Extrait :

    Liturgies intimes - Verlaine, Paul - Bibebook cover

    Moi qui ne suis qu'un brin d'hysope dans la main - Du Seigneur tout-puissant qui m'octroya la grâce, - Je puis, si mon dessein est pur devant sa face, - Purifier autrui passant sur mon chemin. - Je puis, si ma prière est de celles qu'allège - L'Humilité du poids d'un désir languissant - Comme un païen peut baptiser en cas pressant, - Laver mon prochain, le blanchir plus que la neige. - Prenez pitié de moi, Seigneur, suivant l'effet - Miséricordieux de vos mansuétudes, - Veuillez bander mon cœur, cœur aux épreuves rudes.